Historique de l'entourage de pied d'arbres

Les grilles d'arbres

C'est à l'Architecte Jean-Gabriel Antoine DAVIOUD, sous Napoléon III, à l'époque du Préfet HAUSMANN, que nous devons les dessins du mobilier urbain de la Ville de Paris (bancs publics, grilles d'arbres, poteaux indicateurs ...)  et donc les premières grilles d'arbres. Elles faisaient partis de l'equipement permettant la préservation de l'arbre des agressions extérieures.

Le premier développement date de la deuxième moitié du 19è s. Haussmann confie à l'architecte Davioud le soin de dessiner et réaliser en série le mobilier urbain de la ville qu'il est en train de transformer. Ces kiosques, colonnes Morris, panneaux, bancs, corbeilles à ordures, lampadaires, mais aussi clôtures, grilles d'arbres, "arceaux de fonte pour ourler les pelouses" sont non seulement pratiques, mais contribuent à l'urbanité et à l'esthétique de la ville. En effet, ils "contre-pointent, de façon ludique, la masse minérale des immeubles, grâce à la légèreté de formes étrangères au vocabulaire classique" (ce contraste sera poursuivi par les entrées de métro de Guimard) (16è, 18è). De plus, le mobilier haussmannien confère une unité à la ville grâce à son homogénéité (de style, de matériaux -métal et bois-) et à la régularité rationnelle de son implantation. Ce mobilier n'est aujourd'hui pas protégé au titre des monuments historiques. 

1781 Premier trottoir pour piétons, rue de l'Odéon : revêtement de minces pavés de grès soutenus par une bordure en pierre.

1823 Chabrol, préfet de Paris, impose la construction de trottoirs aux propriétaires de voies nouvelles (rues Bayard et Jean-Goujon). Au choix des riverains, dalles de granit ou de lave, bordure de granit.

1833-1848 La longueur de trottoirs passe de 16 à 275 kilomètres.

1835 Premier trottoir en mastic bitumeux (ou asphalte) sur le pont Royal.

1853 23 juin, le baron Georges Eugène Haussmann devient préfet de Paris.

1854 Novembre : l'ingénieur Jean-Charles Alphand est nommé administrateur des promenades et plantations de la Ville de Paris, laboratoire de projet parallèle au service municipal des travaux de Paris. Le service est aussi responsable de la disposition des « accessoires de voirie » dans les rues et jardins, dont l'essentiel est dessiné par Gabriel Davioud, architecte en chef du service. Création d'une typologie variée, propre à Paris, d'espaces de voies publiques plantées à partir d'un nombre restreint de composants. Mise en oeuvre d'une « politique de l'arbre », avec la création de tranchées continues, drainage du sol et préservation des agressions extérieures (corsets tuteurs, plaques-grilles en fonte). Sélection d'essences à croissance rapide : le platane et le marronnier. Première ligne de tramway entre Sèvres et Vincennes. De 1854 à 1890, près de 80 000 arbres d'alignement sont plantés. 24 squares sont créés sur les plans de Davioud.

Source principale : Le point.fr

Les revêtement poreux / Dalles drainantes

Sensibilisée par les problèmes rencontrés quotidiennement au sein des communes, Gisèle SERVAUX crée en 1986, la Société ETD (Européenne Techniques Diffusion), principalement axée sur l’entretien et l’aménagement des Villes.

Elle s'aperçoit à cette époque, que les responsables des communes recherche une alternative drainante, aux grilles d'arbres qui s'avèrent de plus en plus couteuses et parfois dangereuses. En effet, ils arrivent que les enfants se tordent les chevilles dans les insterstice de la grille ou s'accrochent les pieds aux grilles, soulevées par les racines des arbres.

Ainsi la Société ETD, met au point en laboratoire, le procédé EUROFIX®. Il s'agit d'un mortier de résine et d'agrégats spécifiquement dosé et calibré pour laisser passer l'air et l'eau jusqu'au racines de l'arbre, tout en résistant au trafic piéton. Le premier essai sur site se fera dès 1987, avec une résine polyuréthane monocomposante dans la ville de CHATENAY MALABRY (92). Au départ surpris par ce concept novateur, le procédé EUROFIX® à acquis une notoriété qui s'est étendue sur toute la France, y compris sur les "Champs Elysés", jusque dans quelques pays d'Europe.

Depuis 1987, la Société ETD continu de faire évoluer son procédé en fonction des besoins et des contraintes des communes :

  • Besoin de passage occasionnel de véhicule (VL, véhicule d'entretien, véhicules de secours...) => le procédé EUROFIX® évolue à base d'une résine époxy bi-composante.
  • Application même en présence d'humidité ( humidité des agrégats, humidité de la méteo...) => EUROFIX® devient EUROFIX®H pour "compatible à l'Humidité"
  • Support d'un trafic plus intense (rue, parking ...), le procédé s'enrichit d'un renforcateur de structure optionnel (FORTIDAL)

Les autres équipements urbains : Corsets, lisses, drains ... ( en construction...)

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